L'une des forces des communautés linguistiques minoritaires est leur « monde associatif » ou en autres mots, le parapublic. Le monde associatif inclut les organismes qui ne sont ni gouvernementaux, ni privés, mais qui travaillent au mieux-être de la communauté, soit en général ou bien avec des intérêts particuliers. Ces organismes, incluant la FESFO, prennent leur appui de la part de bénévoles qui partagent les mêmes valeurs. Toutefois, ces organismes à but non-lucratif peuvent aussi avoir du personnel rémunéré.
Les organismes représentent une composante très importante du développement de la communauté. Souvent, ils sont appelés à contrer des politiques gouvernementales et revendiquent une plus grande place pour les citoyennes et les citoyens dans le processus décisionnel. Par l’entremise de leurs activités et du soutien qu’ils apportent, on peut mesurer le dynamisme et la vitalité d'une communauté.
Enfin, même si on parle d'un « monde associatif », ceci ne sous-entend aucunement une unité. Puisque les organismes communautaires représentent des intérêts particuliers, ils ne sont pas toujours en accord. Les organismes se placent sur tout le spectre politique. Par exemple, on peut avoir des groupes religieux qui poussent pour le retour de valeurs traditionnelles, tout comme on peut trouver des groupes radicaux qui prônent l'adoption de valeurs socialistes plus poussées. Le débat entre les citoyens et les citoyennes démontre l'ardeur d'une communauté minoritaire ainsi que sa richesse et sa diversité d'opinion.
En se liant à d'autres groupes qui partagent les mêmes intérêts que nous, soit en devenant membre ou bien en demandant de l'appui financier ou par principe (une lettre, par exemple), on peut renforcer notre position. De plus, la valeur des ressources de ces organismes est inestimable. Ainsi, si vous voulez organiser une journée pour contrer la violence faite aux femmes, vous pouvez vous adresser à un centre de femmes pour obtenir des témoignages.