Elle marche seule dans la nuit sous un ciel de minuit,
En suivant les lampadaires qui s’allument dans la nuit,
Tranquillement elle reprend le même chemin qu’avant,
Les allées qui serpentent jusqu’à l’Odéon,
Et dans les vitrines en face, elle se voit passer
Dans les yeux de Marie on voit la vie qui passe,
Le jour plus sombre que la nuit,
Elle n’attend que lui, elle n’attend que, da da da…
Et les écrans de télé reflètent le côté caché de ses envies,
Mais j’ai pas compris pourquoi on voit que la nuit dans les yeux de Marie
Dans une cabine téléphonique,
Elle tente encore da faire son appel transatlantique,
Mais elle tombe sur le son de la tonalité,
Il n’était pas là, d’ailleurs il n’est jamais là,
Retourne-toi, ne reste pas la, c’est pas la peine, chère Marie
Dans les yeux de Marie on voit la vie qui passe,
Le jour plus sombre que la nuit,
Elle n’attend que lui, elle n’attend que, da da da…
ET les écrans de télé reflètent le côté caché de ses envies,
Mais j’ai pas compris pourquoi on voit que la nuit dans les yeux de Marie
Jour après jour après la fin du monde,
On se cache du soleil et des amours souffrants,
Je crois que toi et moi aussi, on est un peu comme Marie.
Née à Guelph, Andréa Lindsay a d'abord eu une passion pour la musique, et ensuite la francophonie. Adolescente, elle jouait la guitare, mais elle a seulement découvert la langue française à l'âge de dix-huit ans lors d'un voyage en France.
Dès son retour, elle a apprit la langue française. Elle habite depuis six ans à Montréal où elle a poursuit des études en traduction ainsi qu'en théâtre et littérature francophone.
L'année dernière, grâce à la sortie de son premier album, La belle étoile, on lui a décerné le Prix Trille Or pour la meilleure découverte.
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