Projets de loi

LOI DE 2007 MODIFIANT LA LOI SUR LE RÉSEAU TRILLIUM POUR LE DON DE VIE

PRÉAMBULE

Attendu que :

A. Des milliers d’Ontariens et d’Ontariennes ont la chance de profiter de la vie grâce à un don d’organe ou de tissu.

B. Les listes d’attente pour recevoir un don d’organe sont de plus en plus longues et que de nombreuses vies sont perdues à cause du manque de don d’organe.

C. Les patients respectant les critères de mort neurologique pourraient donner leurs organes automatiquement et aider au succès d’un grand nombre de greffes. Présentement, au Canada, lorsqu’une personne inconsciente est maintenue en vie par un appareil respiratoire et/ou par des tubes d’alimentation et d’hydratation, le maintien de sa vie est décidé par :

a. Ou un document légal notarié auparavant, décrivant les vœux de la personne.
b. Ou une personne désignée dans un document légal ayant le droit de décider au nom du patient.
c. Ou le parent le plus proche du patient.

Lorsque le patient décède, son corps n’est pas considéré pour des dons d’organe à moins que cette personne ait signé sa carte de donneur.

D. Le don d’organe n’interfère aucunement avec les pratiques funéraires et le don peut rester anonyme à moins que la famille ne décide autrement.

TITRE ABRÉGÉ

Loi concernant le don d’organe

DÉFINITIONS

Donneur vivant : Les organes et les tissus qui peuvent être donnés même si le donneur est vivant sont le foie et un rein. Il est à noter que les organes et les tissus qui peuvent être donnés après le décès sont le cœur, le foie, les reins, le pancréas, les poumons, l'intestin grêle, l'estomac, la cornée, les valvules cardiaques, les os et la peau.

Carte de donneur : Carte signée par le citoyen canadien permettant au système de santé d’utiliser ses organes suite à sa mort. Cette carte est souvent jointe au permis de conduire ou à la carte santé.

ARTICLE

QU’IL SOIT MAINTENANT RÉSOLU ET DÉCRÉTÉ QUE :

Le don d’organe soit obligatoire dès maintenant pour tout citoyen ayant plus de 16 ans et que toute personne s’y opposant puisse le faire par les moyens suivants :

  • En formulant et en signant son opposition officielle écrite et la remettre par la suite à son médecin ou au « Réseau Trillium pour le don de vie.»
  • En formulant son opposition de façon orale en présence d’au moins deux (2) témoins.
  • En appliquant ou en renouvelant sa carte de santé et/ou son permis de conduire.
  • La décision du don d’organe pour les enfants de moins de 16 ans sera prise par les parents jusqu’à ce que cet enfant atteigne l’âge requis pour décider du don d’organe.• Pour toute personne n’ayant pas les capacités de prendre une décision informée, en tenant compte des bienfaits et des risques de cette dernière, la décision finale sera prise par un remplaçant: le ou la conjointe de la personne, son tuteur, les enfants, les parents, un frère ou une sœur, l’un de ses proches parents ou le procureur au soin de la personne. Il est à noter que, pour tout citoyen, l’absence d’une abstention résultera donc au don d’organe automatique à son décès.
  • Le gouvernement s’engage par le biais de campagnes de sensibilisation à informer la population ontarienne des bienfaits et des risques reliés aux dons d’organe et de comment s’y abstenir.

Le présent projet de loi entrera en vigueur le jour où elle recevra la sanction royale.

LOI CONCERNANT LES ÉCOLES ÉCOLOGIQUES

PRÉAMBULE

Attendu que :

A- Les produits écologiques doivent être accessibles à tous les élèves ontariens et ontariennes qui veulent en consommer.

B- Les écoles de l'Ontario sont des centres de l'activité communautaire où les gens se réunissent pour apprendre, pour participer à des activités communautaires et pour s'adonner aux sports et aux loisirs.

C- L’école est une source d’information importante pour les Ontariens et les Ontariennes.

D- Tous les Ontariens et les Ontariennes doivent, de manière égale, avoir le droit d’être informés en matière de choix écologiques.

E- Les écoles ontariennes sont encouragées par le gouvernement provincial à prendre des actions concrètes en matière d’écologie afin d’assurer un environnement plus sain pour ceux et celles qui la fréquentent et pour la communauté.

TITRE ABRÉGÉ

Loi concernant les écoles écologiques

DÉFINITIONS

École écologique : école qui répond aux critères du Ministère de l’éducation et du Ministère de l’environnement selon Le guide des écoles écologiques.

Produits écologiques : tous produits (nettoyant, papier, papier hygiénique, vêtements…) conçus pour respecter l’environnement (nature et communautés), soit lors de leur production, leur distribution, leur consommation et/ou leur recyclage.

ARTICLE

QU’IL SOIT MAINTENANT RÉSOLU ET DÉCRÉTÉ QUE :

  • La TPS soit éliminée sur tous les produits écologiques de façon à rendre ces produits plus abordables pour les écoles, et du même coup, pour toute la communauté;
  • Le curriculum de l’Ontario enseigne et reflète un mode de vie plus écologique à travers tous ses programmes;
  • Le taux d’imposition des écoles soit réduit de 5% pour toutes les écoles jugées comme écologiques (voir définition ci-haut);
  • Le taux d’imposition soit réduit de 5% pour toutes les entreprises et tous les groupes communautaires qui appuient de façon significative une école, de manière à l’aider à devenir davantage écologique, par le biais d’une accessibilité accrue aux produits et aux ressources écologiques ou bien à de la main d’œuvre.

LOI CONCERNANT L’ALIMENTATION DANS LES CAFÉTÉRIAS SCOLAIRES

Ce projet de loi sur l’alimentation et la nutrition à l’école établit des normes qui concernent les aliments habituellement vendus et consommés à l’école. L’objectif est de faire la promotion d’une alimentation saine, tant sur le plan théorique que sur celui de la pratique, et de créer un milieu d’apprentissage en santé et donc sain pour les élèves, les enseignants et les parents. L’élément principal de notre projet de loi est le système des cafétérias scolaires, lieux essentiellement responsables de l’alimentation dans nos écoles. Nous abordons aussi les autres facettes de l’alimentation dans le milieu scolaire tels que les distributrices, les contrats avec les fournisseurs de nourriture dans les cafétérias et l’enseignement de la nutrition dans les salles de classe.

PRÉAMBULE

Attendu que :

A. Le gouvernement a comme objectif de réduire les maladies causées par l’obésité.

B. L’obésité et les nombreux autres problèmes de santé sont liés à la malnutrition.

C. La malnutrition augmente en flèche dans la société canadienne.

D. La bonne alimentation mène au bien-être physique et mental.

E. Le bien-être favorise un meilleur apprentissage et succès scolaire.

F. L’investissement dans la santé de nos jeunes épargnera de l’argent au niveau des services de santé futurs.

G. Les machines distributrices n’offrent plus de malbouffe dans les écoles élémentaires de l’Ontario.

H. Les distributrices dans les écoles secondaires offrent encore un choix non nutritif aux étudiants.

I. La majorité des étudiants consomment encore de la malbouffe malgré l’option santé dans les cafétérias.

J. Le gouvernement fédéral vient d’introduire un nouveau guide alimentaire national.

K. Les menus des cafétérias ne sont pas standardisés selon des normes d’un professionnel de la santé à l’échelle de la province.

L. La publicité affichée sur les machines distributrices influence le choix d’achat des jeunes.

TITRE ABRÉGÉ

Loi concernant l’alimentation dans les cafétérias scolaires

DÉFINITIONS

« Malbouffe »
Désigne une nourriture industrielle de médiocre qualité, qui peut être une des causes majeures de l’obésité et d’autres maladies chroniques.

« Distributrice »
Appareil qui vend et distribue des aliments, plus souvent des goûters que des repas, et qui est reconnu pour contenir beaucoup de malbouffe.

« Ministère de l’éducation »
Le ministère de l'Éducation administre le réseau d'écoles élémentaires et secondaires financées par les fonds publics en Ontario, conformément aux lignes directrices établies par le gouvernement provincial. La ministre de l'Éducation, par l'entremise du ministère :

  • publie les curriculums;
  • détermine les exigences d'obtention des diplômes et certificats;
  • accorde une aide financière aux conseils scolaires pour l'éducation; ainsi que pour la construction et l'entretien des écoles.

« Ministère de la promotion de la santé »
Le ministère de la Promotion de la santé aide les Ontariens et les Ontariennes à mener une vie plus saine en leur proposant des programmes qui encouragent des choix et des modes de vie sains. Pour y parvenir, le ministère travaille en étroite collaboration avec ses partenaires, divers intervenants et tous les paliers de gouvernement. Le ministère facilite aussi l'accès à l'information et aux programmes en s'associant avec plusieurs ministères.

« Bonne alimentation/aliments nutritifs»
Une saine alimentation est à la base d'une bonne santé et un élément clé du développement de la santé humaine - depuis la période prénatale et la petite enfance jusqu'au troisième âge. Une saine alimentation contribue également à réduire le risque de maladie chronique. D’après le guide alimentaire canadien, une bonne alimentation est composée de fruits et légumes, de produits laitiers, de viande ou de substituts et de produits céréaliers.

QU’IL SOIT MAINTENANT RÉSOLU ET DÉCRÉTÉ QUE :

Alimentation dans les écoles

A. Toutes les écoles élémentaires et secondaires offrent une sélection de mets nutritifs.

B. Les écoles n’offrent comme récompenses aux élèves, pour leur bon comportement, leurs résultats ou leur participation à des activités parascolaires et de financement, que des aliments sains.Ententes de ventes alimentaires

C. Les contrats avec les fournisseurs d’aliments soient offerts qu’à ceux qui fournissent des menus et des aliments nutritifs selon des standards établis par le gouvernement provincial. Guide alimentaire

D. Les cafétérias affichent le nouveau guide alimentaire du Canada et qu’il soit accessible à tous les étudiants de l’école.

E. Les écoles élémentaires et secondaires enseignent le guide alimentaire aux étudiants dans le cadre du cours d’éducation physique.

F. Les menus dans les cafétérias suivent les lignes directrices du guide alimentaire en ce qui a trait aux portions suggérées.

Engagement du gouvernement provincial

G. Le ministère de l’éducation et le ministère de la promotion de la santé travaillent en partenariat afin d’assurer l’allocation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des projets proposés.

H. Des lignes directrices provinciales sur les aliments offerts aux élèves soient établies selon le guide alimentaire du Canada par un professionnel de la santé.

I. Que le gouvernement provincial, par l’entremise de ses différents ministères, établisse des politiques d’aide financière pour les familles qui ont de la difficulté à offrir des mets nutritifs à leurs enfants.

En somme, le statu quo, qui laisse encore beaucoup de place à la malnutrition dans le milieu scolaire, n’est pas une option bénéfique pour la collectivité.

Nous avons les moyens, comme gouvernement, de prendre position et d’agir contre la malbouffe qui entraîne non seulement des maladies chroniques mais qui nuit à la qualité de l’environnement favorable à l’apprentissage.

Pour apprendre, les jeunes ont besoin de nourriture riche qui peut leur donner l’énergie nécessaire pour réussir. D’ailleurs, comme à New York, on espère voir les entreprises de produits alimentaires devenir une pierre angulaire et un partenaire indispensable dans l’établissement d’une stratégie servant à enrayer la malnutrition.


 

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