12 juin 2026, Ottawa – Le Conseil de représentation (CR) de la FESFO est préoccupé par la complexité entourant l’accès au Régime d’aide financière aux étudiants et étudiantes de l’Ontario (RAFEO) pour les étudiant.e.s de l’Université de Sudbury. Cette situation représente un obstacle supplémentaire pour les jeunes qui choisissent de poursuivre des études postsecondaires en français et risque d’accentuer les défis déjà présents en matière d’accès à l’éducation en français en Ontario.
Si l’Université de Sudbury est en mesure d’offrir des cours et des programmes reconnus par la province grâce à son partenariat avec l’Université d’Ottawa, les étudiant.e.s devraient également pouvoir accéder à un soutien financier adéquat. Le gouvernement de l’Ontario doit reconnaître pleinement l’Université de Sudbury comme une institution postsecondaire autonome, dotée de sa propre gouvernance et d’une identité distincte.
L’accès à des études postsecondaires en français ne se limite pas à l’offre de programmes : il repose également sur un soutien financier accessible et adéquat. Dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, le RAFEO demeure un levier essentiel à la réussite étudiante.
La récente restructuration du programme risque toutefois de placer plusieurs jeunes devant un choix difficile : poursuivre leurs études en français au prix de défis financiers supplémentaires ou se tourner vers des options non francophones. Cette situation est particulièrement inquiétante pour les jeunes du Nord de l’Ontario, où l’accès aux établissements postsecondaires francophones est déjà limité. À long terme, les répercussions pourraient être importantes, tant pour la jeunesse que pour la pérennité de nos institutions francophones.
« Cette décision est dévastatrice, les jeunes du Nord doivent déjà déménager pour poursuivre leurs études dans leur langue maternelle et maintenant, ils ont un nouveau défi à relever ; financer leurs études. L’université de Sudbury est une institution complètement par et pour les francophones qui se doit d’avoir les mêmes ressources que les autres institutions (francophones, bilingues et anglophones). » – Marie-Claude Bisson, présidente de la FESFO
Face à cette situation, nous demandons au gouvernement de revoir les obstacles qui limitent l’accès au soutien financier pour les étudiant.e.s francophones. Choisir entre étudier en français et avoir accès à un soutien financier ne devrait jamais être une réalité pour les jeunes.
Nous appelons également les instances de gouvernance et les institutions concernées à inclure les jeunes francophones dans les discussions à venir. Leur avenir est en jeu, et leur voix doit être entendue.
À propos de la FESFO : La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) a été créée par des jeunes qui voulaient « s’assurer que la jeunesse franco-ontarienne participe pleinement au développement de sa communauté ». Initialement nommée la Fédération des élèves du secondaire franco-ontarien, la FESFO est devenue la Fédération de la « jeunesse » afin de créer des ponts encore plus solides entre l’école secondaire et la communauté. La mission actualisée de la Fédération :
La FESFO est l’organisme PAR et POUR les jeunes francophones de l’Ontario. Elle a une double mission :
- Représenter et défendre les intérêts de la jeunesse ;
- Rassembler les jeunes par des expériences enrichissantes leur permettant de s’épanouir en français.
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Valérie Legrand
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